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REPORT // LEPROUS + KLONE + MARATON @ LE REX – 26/02/20

REPORT // LEPROUS + KLONE + MARATON @ LE REX – 26/02/20

Pablo Clerc

2 mars 2020

Pas de commentaire

En ce dernier mercredi de février, le Rex affiche complet pour le concert de ce soir. La programmation est peinte aux couleurs du rock et du metal progressif avec nul autre que Leprous en tête d’affiche dans le cadre de leur tournée européenne et la sortie de leur dernier album « Pitfall »

Maraton

Les Norvégiens ont bien su s’entourer avec avec les excellents Poitevins de Klone et Maraton qui aura à la fois l’honneur et l’immense difficulté d’ouvrir le bal.

Venu tout droit d’Oslo et fondé en 2010, ils viendront ce soir nous faire découvrir leur premier album « Meta » issu d’une longue période d’enregistrement et quelques changements de line-up.

Dès le premier morceau « Almost Human », on découvre là un groupe plus qu’en place, relevé par l’énergie incommensurable du chanteur qui semble parfaitement à l’aise et n’hésitera pas à rejoindre la foule à de nombreuses reprises.  

Les influences du groupe varient, des rythmes aux couleurs tantôt pop rappelant Muse, tantôt prog, sans oublier les mélodies et un chant qui rendent là clairement hommage à Leprous, le morceau « Prime » en est d’ailleurs le meilleur exemple.

Pour le reste, on alterne entre une voix de poitrine puissante et voix de tête entêtante, plus particulièrement sur le refrain de « Meta » qui continue à me bercer.  
« Spectral Friends » aux influences clairement pop et une approche instrumentale électro, servi par un clavier très présent explique à elle seule le choix fait par Leprous de cette première partie, leur dernier album ayant amorcé ce virage musical.

  Setlist : Almost Human / Change of skin / Mosaic / Altered State / Seismic / Prime / Spectral friends 


Après une courte pause, l’orage se prépare au loin.. Klone fait une entrée fracassante sous les coups de tonnerre de « Yonder » et le visuel animé de leur dernier album, « le Grand voyage » sorti en septembre dernier.

En près de six albums, studios, le groupe a su montrer l’évolution de sa musique progressive ,se rapprochant, au fil des albums, d’un rock progressif aux aspects planants. Durant tout le concert, le groupe nous a transporté dans une musique aux sonorités lentes et aux rythmes épurés. 

KLONE

Ils maîtrisent parfaitement cette reverb et ces échos qui enrobent leurs dernières compositions alternant avec certains de mes morceaux favoris, tirés du précédent album «Here comes the Sun », notamment l’envoûtant et mélancolique « Grim dance » où le couple batterie/basse prend là toute sa superbe. La montée en puissance sur « Immersion » nous a mis face à des musiciens possédés par leur jeu, se balançant d’avant en arrière et communiant joyeusement avec le public .

Yann nous a, comme à son habitude, bluffé par ses lignes chants sans aucun accroc, alliant de très courts passages screamés à un chant clair chargé d’émotion, « Nebulous » m’ayant encore fait lâcher une petite larme.

Qu’on adhère ou pas à leur univers, Klone s’est encore magistralement démarqué durant ce concert avec une identité musicale et visuel propre qui ne laisse jamais indifférent à en juger par les ovations du public.

Setlist :  Yonder / The Great Oblivion / Rocket Smoke / Breach / Into the Void / Grim Dance / Sealed / Give Up the Rest / Immersion  Nebulous / Silver Gate


La fumée s’épaissit, des lumières bleutés se reflètent au plafond, des notes timides de synthétiseur se font entendre et un grand bouda se montre au loin, les Norvégiens entrent en scène sur le déchirant « Below »

Y a t-il besoin de présenter le groupe après près de trois passages en deux ans dans la ville rose ? Formé en 2001 Leprous a gravité autour de plusieurs influences comme Radiohead, Porcupine Tree, The Prodigy et j’en passe. 

Leprous

Déjà avec Malina (en 2017) le groupe avait amorcé un tournant plus « pop » qu’ils ont finalisé avec leur dernier album « Pitfalls », très perceptible sur « I lose hope » qu’ils interpréteront en suivant. 

On perçoit encore une forte cohésion du groupe sur scène qui, malgré de lourds problèmes de line-up pendant des années, a su trouver une certaine stabilité. 

Comment pourrais-je décrire ce concert sans parler de la tête pensante du groupe, Einar Solberg, dont les tourments ont inspiré ce dernier album ?

Le Norvégien a encore une fois montré sa puissance vocale, reconnaissable entre mille, à la fois fébrile et pourtant si juste, mise en avant notamment sur la chanson « Alleviate » avec un crescendo à couper le souffle. J’ai également été subjugué par le batteur Baard Kolstaad que j’avais déjà eu l’occasion de voir avec le groupe RendezVous Point. Son jeu syncopé, puissant, mélangeant polyrythmie et rythme « pop » comme sur « From the Flame » où j’essayais de comprendre où il mettait ses ghosts notes. L’arrivée également d’un violoncelliste pour la première fois durant toute leur tournée rajoute un aspect plus orchestral au groupe. Des rappels aux anciens albums avec le magnifique « Acquired Taste »et le mythique « The Price » qui a fait bouger le public jusqu’ici plutôt statique.
Un son et un light-show bien calculés, des musiciens plus que présent, mes attentes sont comblées bien que le set m’est apparu un tantinet trop long avec 13 morceaux au compteur.
Fin du voyage dans les abysses avec « The Sky is Red », 11 minutes de tension et une fin puissante, longue et syncopée qui conclura la prestation du groupe.

Un grand bol d’émotion donc, rendu possible par Noiser qui nous a encore une fois gratifié d’un plateau de qualité.

Einar Solberg – Leprous


Setlist : Below / I Lose Hope / Stuck / The Valley / Third Law /Acquired Taste / Observe the Train / Alleviate / The Cloak / The Price / Bells / From the Flame / The Sky Is Red 


Pablo le paladin avec la participation de Laura la naine

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