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LEYENDAS DEL ROCK 2017 : LE REPORT

LEYENDAS DEL ROCK 2017 : LE REPORT

Reaper666

5 septembre 2017

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INTRODUCTION

 

Après avoir fait pas mal de promo et lobbying auprès de la communauté toulousaine de ce festival fabuleux, nous étions 5 personnes en 2015 puis 8 en 2016 et enfin une bonne quinzaine pour cette 12e édition à l’affiche fort alléchante.
Une fois n’est pas coutume, nous effectuerons les 900 kilomètres pour rallier la belle cité médiévale de Villena le mardi afin de profiter pleinement de la Warm Up du mercredi tranquillement, malgré la présence du temps plutôt nuageux voire même maussade en fin de soirée.
Au niveau du site, rien n’a changé, le complexe sportif avec ses 2 mainstages et sa petite scène couverte sont toujours aussi plaisant.
Récupération du pass photo, mise en place du camp puis apéro pépère avec les copains afin d’attaquer les hostilités le lendemain.

 

MERCREDI 9 AOUT

 

Après notre escapade matinale (qui se poursuivra tous les jours suivants) à base de ptits déjeuners copieux dans le centre ville (essayez de trouver un bar en France qui te propose 2 tartines de confitures et 1 thé pour moins 3 euros), de douche avec l’eau de la commune à 12° (pas grave, il fait 35° à l’ombre) puis de binouzes sous la tonnelle (qui aura survécu malgré plusieurs rafales), nous sommes prêts pour les concerts de la Warm Up.

Le TRIBUTO METALLICA entame les hostilités. Rien d’original me direz vous mais le son est correct et le tout est parfaitement exécuté, parfait pour s’échauffer les cervicales pour les jours à venir. Et puis les Seek And Destroy et autres Ride The Lightning font toujours ce petit effet.

Un petit tour dans les différents stands de merch puis retour à la mainstage 2 pour les thrasheurs du coin : ANGELUS APATRIDA. Jouant à domicile (Albacete se trouve à seulement 80 km), les premiers pogos et circle pit ne se font pas attendre : la doublette Immortal – Violent Dawn est propice à se briser le cou.
Pas de compromis, que du thrash 100 % ibérique avec une réponse du public assez massive. Et ce n’est pas avec les Serpents On Parade (avec sa double caisse furieuse sur le refrain), Give Em War ou le final You Are Next scandé par une foule à bloc, qu’on va se reposer.
D’ailleurs, Guillermo, Jackson Flying V sur l’épaule, n’oubliera pas de remercier les amis australiens, présents au festival pour ces 4 jours de fête intense. Une bonne patate dans la bouche pour démarrer les choses sérieuses.

Sur la mainstage 1, les LAST IN LINE se mettent en place. Composé de grands noms du metal mélodique qui ont tous joué avec le grand Ronnie James Dio et accompagné d’un jeune chanteur qui le remplace à merveille, cet autre tribute band de la journée fera des merveilles.
Le riff de Stand Up And Shout est lancé par l’excellent Vivian Cambpell (gratteux sur les 3 premiers Dio et actuel Def Leppard) et la foule est carrément aux anges. Vinnie Appice (Black Sabbath) bourrine ses fûts comme un beau diable pendant que s’enchaînent les tubes que tout le monde connaît : Holy Diver, Rainbow In The Dark, Last In Line ainsi que le magnifique Don’t Talk To Strangers que votre serviteur hurlera de tout son cœur et versera même quelques larmes.
L’âme de Ronnie plane sur les festival. We Rock sera l’ultime salve de concert hommage au plus grand chanteur de heavy metal que la planète ait porté, lourdement applaudit.

Une autre légende du heavy metal est prête à fouler lui aussi la mainstage 2 incessamment sous peu : il s’agit de STEVE HARRIS, le redoutable bassiste des mythiques Iron Maiden, accompagné de son groupe BRISTISH LION. Pas grand chose à dire si ce n’est que musicalement on vogue dans un esprit très nwobhm et que certains morceaux seraient probablement des chutes studios de Maiden dont Harris auraient ressorti du placard. Il ne faut pas se leurrer, tout le monde est présent pour admirer le bassiste de la Vierge De Fer avec ce son et cette technique si particuliers. Un moment agréable mais pas non plus le concert de l’année.

Le vent du nord se lève, une humeur viking plane autour de nous, AMON AMARTH est prêt à tout détruire. Car dès les premières secondes de Pursuit Of Vikings, la terre se met à trembler. Les 1ers mouvements de foule recommencent et les mélodies sont repris en chœur.
S’en suit une prestation 100% efficace avec une setlist en béton armé composé de poutres comme As Loke Falls, Death In Fire, Destroyer Of The Universe, Runes To My Memory, bref du beau spectacle agrémenté par la présence de 2 dragons cracheurs de fumée sur lesquels les musiciens peuvent grimper. Johan Hegg fait le show à lui tout seul, haranguant la foule à de nombreuses reprises. Le concert ressemblera en tout point à celui de Toulouse il y a quelques mois mais c’est toujours un plaisir immense de les voir.
La doublette finale Guardians Of Asgard et le génial Twilight Of The Thunder God (avec son wall of death qui ne part jamais au bon moment, apprenez à compter les temps du clic, les gars, bordel) nous fera encore tourner la tête de longues minutes. Une belle tuerie, une fois de plus.
Il est temps d’aller un peu dormir car le lendemain s’annonce très hardcore.

 

JEUDI 10 AOUT

 

Nous concernant, voilà la journée dont nous avons le plus grand nombre de groupes à voir, cela va s’enchaîner velu mais nous sommes la pour ça. Et quoi de mieux que les petits finlandais de STEVE’N’SEAGULLS pour commencer.
Devenu célèbres dans le monde entier grâce à leur reprise fabuleuse de Thunderstruck (sans avoir rien sorti, le groupe à fait quand même 45 M de vue sur YT), les nordistes ont concoctés une belle setlist de reprises à la sauce country music : The Trooper, Over The Hills And Far Away, You Could Be Mine, Burn, Cemetary Gates, Sad But True etc… bref on passe un super moment et on ne peut s’empêcher de danser, partout dans le public
Avec les décors environnants, on pourrait presque se croire au fin fond du Texas ou de la Louisiane. Le concert parfait pour démarrer la journée.

Soudain, la mainstage 2 est envahie par une masse conséquente de fans car INSOMNIUM s’apprête à envahir les planches. Les premières notes de l’ultime album Winter’s Gate se font entendre donc on sait déjà que le groupe va le jouer dans son intégralité.
En effet, les 40 minutes, divisé en 7 parties sont toujours aussi prenantes, le death mélodique, parfois presque doom ou même carrément atmosphérique sur certains passages filent vraiment des frissons quand on est réceptif.
Markus, même alcoolisé, semble tellement à l’aise sur les parties lead et Ville maîtrise bien mieux sa voix claire qu’au Hellfest l’an dernier ; quant à Niilo, le bonhomme est toujours aussi charismatique.
Un petit rappel avec l’emblématique Ephemeral et le fabuleux While We Sleep alors que les finlandais prennent congés, leur concert a été fantastique, même en jouant en pleine journée. Merci à vous.

La piraterie se dessine à l’horizon : ALESTORM est prêt à en découdre. Après une intro en mode dubstep dégueulasse mais bien marrante, c’est Keelhauled qui résonne et déclenche la furie dans la foule.
Ça swingue violent dans les moshpit, sans doute dû à une setlist des plus dansantes : Nancy The Tavern Wench (avec son paquito général), Drink, Mexico, Magnetic North etc..
Les musiciens, qui ne semblent pas souffrir du jetlag (ils étaient encore aux États Unis 3 jours avant) font les andouilles comme ils savent le faire, particulièrement sur Hangover.
Un groupe tout le temps agréable à voir et c’est Fucked With An Anchor qui clôt les débats. Un groupe pas sérieux sur scène mais toujours aussi fendard.
Le temps d’avaler une panaderia argentine avec plein de viande dedans, de faire un câlin avec les mecs d’Insomnium et taper la discute avec eux rapido, Rage se produit sur la mainstage 2 mais nous préférons gagner la petite scène car pendant que Epica jouera, INQUISITION (qui remplace 1349) sera une des rares prestations de Black Metal à se produire durant ces 4 jours.
Le duo américano-colombien s’en sort toujours aussi bien, servi par un son brouillon par moment mais meilleur sur la fin. Honnêtement, se prendre une bonne dose de blast beat, agrémenté de mélodies en tremolo picking fait un bien fou.
Et puis, cette voix qui rappelle Abbath, quel plaisir. Que ce soit ultra rapide à 270 bpm ou sur des passages plus planants, c’est un véritable bol d’air pur occulte que nous nous mangeons pendant le coucher de soleil. Désolé, c’est le coté blackeux de votre serviteur qui resurgit spontanément.
Dagon fait le spectacle à lui tout seul, alternant ses micros de part et d’autre de la scène. 50 minutes de concert qui passe à la vitesse de l’éclair.

On reste sur place pour d’autres finlandais, pratiquant encore une fois le death mélodique : OMNIUM GATHERUM. Markus (Insomnium) a eu le temps de se changer mais n’est pas redescendu niveau alcool. Pas grave, ce dernier gère toujours autant avec son groupe d’origine. Malgré le fait que Blind Guardian joue presque en même temps, la foule est quand assez conséquente pour acclamer les nordistes.
Comme ils l’ont fait sur la tournée avec Amon Amarth, ils mettent l’accent sur les morceaux les plus efficaces et les plus bourrins de leur longue discographie. Comment ne pas résister au headbang intensif sur des morceaux comme New Dynamic ou The Unknowing ? Les parties lead sont toujours aussi sublimes, secondés par des nappes de claviers bien belles.
Jukka, barbe proéminente, fait scander la foule à de nombreuses reprises on verra même certains visages en émoi dans les premiers rangs. Merci encore à vous pour ce show fantastique.

On repart vers la mainstage 2 pour voir la fin de BLIND GUARDIAN avec ses 4 tubes : Imaginations From The Other Side, The Bard’s Song (chanté comme un seul homme par le public des allemands), Valhalla et Mirror Mirror. Une petit douceur avant la brutalité qui suit.

ARCH ENEMY est dans la place. Et votre serviteur trépigne d’impatience. Tapant d’entrée de jeu sur The World Is Yours, le dernier single, le son est lourd mais pas dégueu et assez équilibré.
Alissa saute partout, la section rythmique Sharlee D’Angelo/Daniel Erlandsson fait des merveilles et le duo Michael Amott/Jeff Loomis est l’un des meilleurs que la sphère metal puisse avoir, tel un Tipton/Downing ou Murray/Smith dans leurs groupes respectifs, une complémentarité qui met le monde des guitaristes en ébullition.
Et puis, leur son est tellement beau et mis en relief sur les solos.
Ravenous et son riff ravageur prennent le relais. War Eternal n’est pas oublié avec Stolen Life, You Will Know My Name et As The Pages Burn mais c’est sur certains titres plus anciens comme No Gods No Masters (qui fait jumper tout le monde) ou We Will Rise que la puissance prend forme.
Au bout deja d’une heure, Michael Amott revient jouer Snowbound, un magnifique instrumental enchaîné direct avec le sauvage Nemesis et clôturé par l’indispensable Fields Of Desolation avec ses solos solennels, soulignant ainsi les talents des sieurs Amott et Loomis.
Une belle leçon de death mélodique. Vivement la sortie du nouvel album, Will To Power.

Après cette décharge auditive, voilà un autre des concerts le plus attendu depuis pas mal d’années : TRIPTYKON. Composé du maître d’armes Tom G Warrior (ex Celtic Frost et Hellhammer), le groupe distille un doom metal ultra lourd fortement teinté de black metal (le 2e gratteux joue aussi dans Secret Of The Moon et Dark Fortress, quand même).
Du coup, c’est sur une doublette Procreation Of The Wicked – Dethrone Emperor (2 hits du Givre Celtique) que le groupe commence. Le son est gras, très gras, pire que le magret de canard préparé par la grand mère gersoise, ce qui n’est pas pour nous déplaire.
Le cou prend très cher avec le headbang, on est totalement immergé dans les abysses occultes du groupe, mis en scène par des lights tirant souvent vers le bleu nuit.
Tree Of Suffocating Souls et Goetia en témoignent grandement. Circle Of The Tyrant (repris par Obituary) nous assène un autre coup derrière la tête tandis que Aurorae (avec une grosse pensée pour une personne qui adore ce morceau) nous fait évader très loin.
Morbid Tales (issus du 1er Ep du frost) et l’épique The Prolonging met un terme à ce qui sera le meilleur concert de la journée, voire presque même du festival, un très beau moment.
2 heures du matin, et Noctem joue à 3h15, trop difficile, il est l’heure d’aller dodo, demain sera encore violent.

 

 

VENDREDI 11 AOUT

 

La chaleur écrasante du sud de l’Espagne ne fait pas dans la demi mesure. Les nuits sont courtes. Heureusement, les moments forts avec les copains sont là pour te rappeler à quel point on est bien en festival.
En ce 3e jour de festival, quoi de mieux que du gros heavy teuton pour commencer la journée. Cela faisait 12 ans que votre serviteur ne les a plus vu mais c’est un immense plaisir de voir que PRIMAL FEAR entame leur set, surtout avec le morceau Final Embrace, tiré de Jaws Of Death, propice au headbang.
Pour les initiés, PF fait clairement du pur heavy allemand, parfois speed, se rapprochant très fortement d’un Hammerfall ou Judas Priest mais avec la deutsche qualität.
Ralf Sheepers possède toujours sa voix de haute qualité, montant fortement dans les aigus, malgré son age et le duo Naumann/Beyrodt impose sa rythmique fracassante. L’album Nuclear Fire n’est aussi pas oublié avec le morceau éponyme ainsi que le très priestien Angel In Black.

Nous délaissons quelque peu les Primal Fear pour se caser à la petite scène afin de pouvoir voir le concert de ELVENKING, des italiens pratiquant un folk metal teinté de power et bien trop rares dans nos contrées.
Même sans bien connaître le groupe, on adhère facilement à ces mélodies où la guitare et le violon se répondent mutuellement, secondés par la voix fluette de leur chanteur mais toujours juste, le tout donnant un mélange tout de même assez épique.
Et malgré le manque d’un des 2 gratteux, le groupe s’en sort merveilleusement bien, le public assez bien massé devant la scène. Un groupe qui donne envie de se pencher plus sérieusement dessus.

Pendant que Amaranthe finit son set, nous restons sur la petite scène pour les russes de ARKONA. Et pour mettre les pendules direct, le groupe rentre sur le très black Pokrovy Nebesnogo Startsa suivi direct par Goi Rode Goi, autrement dit dans l’ambiance très pagan du groupe.
Ces chœurs guerriers sur chaque morceau sont vraiment prenant pendant que Masha gère autant le growl sauvage que ces vocalises guerrières. On ne peut être plus dans l’épique.

Du fait qu’on les reverra à Toulouse bientôt, nous préférons revenir à la mainstage 2 pour admirer le thrash des ricains de OVERKILL.
Toujours aussi remontés à bloc même après presque 40 ans de carrière, ces derniers n’ont pas fait le voyage pour rien. Le thrash burné et rapide des 5 mecs du New Jersey fais toujours autant de ravages que ce soit sur des titres speed (Ironbound, Elimination…) ou les mid tempos briseurs de vertèbres (Rotten To The Core, In Union We Stand, Hello From The Gutter…).
La voix de Blitz est toujours autant affûtée malgré le fait que ce dernier part reprendre son souffle à chaque solo derrière le mur d’amplis (cela fait quelques années qu’il agit de la sorte), en revanche, le reste de la machine tourne à plein régime, le son de basse de DD Verni faisant son « clang » légendaire. Un groupe qui tient toujours autant la barque, avec des bons albums sortis ces dernières années, le final Fuck You en témoigne. Thrash is not dead.

Le temps de courir à la petite scène que FIREWIND démarre tout juste. Le heavy metal, toujours mis en relief par les riffs incisifs de Gus G, prodige de 6 cordes (diplômé de l’école de musique de Boston et ancien gratteux d’Ozzy Osbourne), fait toujours son petit effet. Ses solos sont toujours un régal à regarder.
Derrière, ça déroule aussi assez violemment, que ce soit vocalement (Henning Basse, ancien Metalium, a pris des kilos mais sa voix toujours impressionnante) ou au niveau des claviers, en effet, voir jouer Bob Katsionis ses parties au clavier et à la guitare en même temps sur ses solos est toujours aussi troublant.
Piochant surtout dans sa discographie récente, les grecs font aussi l’unanimité dans le public, fin connaisseur. On ne peut s’empêcher de taper du pied sur les Few Against Many ou Hands Of Time. avec toujours des refrains accrocheurs. Encore une belle leçon de heavy metal.

Comme pas mal de groupes, HAMMERFALL fait parti de ceux les plus attendus sur scène, trop de temps s’est écoulé sans les avoir vu. C’est avec Hector’s Hymn que les suédois entament leur set, prouvant une fois de plus qu’il est un des fers de lance du renouveau du heavy metal de la fin années 90. Et l’excellent Riders Of The Storm avec son riff imparable le prouve allègrement.
Joacim Cans possède sa voix toujours unique malgré les années et s’avère toujours aussi bon frontman. D’ailleurs il n’oubliera pas de citer que le groupe fête cette année les 20 ans de leur premier album Glory To The Brave, dont un medley sera joué enchaîné direct avec le speed When Dragon Lies Bleeding, un pur moment.
Le concert passe tellement vite que Hearts On Fire est déjà la pour finir ce grand concert. Merci à vous de montrer que vous êtes encore un très grand groupe.

La tête d’affiche arrive et le sieur Dave Mustaine s’apprette à fouler les planches. On a affaire la, à la foule la plus conséquente sur l’ensemble des 4 jours. MEGADETH est la.
Et c’est sur Hangar 18 (un des meilleurs morceaux de Rust In Peace) que le groupe commence, sublimés par des superbes lights et un décor magnifique avec 3 écrans géants diffusant des images d’aliens à Roswell. Énorme. Le son est parfait, même si la voix du seigneur Mustaine a bien faiblit.
Mais il en faut plus que ça pour le démotiver, surtout quand on voit la Dream Team qui le seconde dorénavant : Kiko Loureiro (Angra) à la 2e guitare, Dirk Verbeuren (Scarve, ex Soilwork – Aborted – Lyzanxia, cocorico) à la batterie et son lieutenant de toujours Dave « Junior » Ellefson à la basse.
Mention spéciale sur l’enchaînement Wake Up Dead – In My Darkest Hour, de toutes beautés.
Le schizophrène Sweating Bullets emboîte le pas. Mais surtout Mechanix (l’originale de The Four Horsemen de qui vous savez) qui fait péter un câble à pas mal de monde dans la foule ainsi que A Tout Le Monde, moment bizarre mais hilarant quand les espagnols autour essayent de bien le prononcer.
Et que dire si ce n’est que la triplette finale Symphony Of Destruction – Peace Sells – Holy Wars s’avère un instant émouvant à chaque fois. Merci à toi, Dave, le groupe a encore de beaux jours devant lui.

Retour très rapide sur la petite scène pour voir nos belges d’ABORTED. Dirk Verbeuren semble nous suivre de près car on le voit très vite prendre place à coté de la console de retours afin de ne rien louper du concert de son ancien groupe.
Un peu de brutal death dans les écoutilles, ça fait du bien par la où ça passe.
Comme à son habitude, Sven, le chanteur chauve au charisme brut, ne se ménage pas, tout comme ses comparses, aucun ne tient en place plus de 2 secondes. Quand au batteur, Ken, celui ci nous assène de double grosse caisse furieuse et de blast beats en triple croche à 270 bpm sans pour autant transpirer une seule goutte de sueur, un vrai exploit.
Bref, une heure de musique violente mais une vrai bulle d’oxygène pour les amateur d’extrême.


Malgré l’heure tardive et le peu de force qui reste, on se doit quand même d’assister à MAX & IGGOR CAVALERA. Les frères, décidés à rejouer ensemble pour de bon, ont décider de célébrer l’album Roots sorti il y a déjà plus de 20 ans et donc de le jouer dans son intégralité et dans l’ordre.
Pour les aider, ils seront accompagnés de leur fidèle guitariste Marc Rizzo (Soulfly) ainsi que de Tony Campos (Fear Factory – Brujeria) à 4 cordes. Il est clair que des titres comme Spit ou Attitude sont toujours des classiques mais l’impression de tourner en rond et d’entendre plus ou moins la même chose à chaque chanson gagne les esprits et on voit que pas mal de monde commence à quitter le site, le son pas assez puissant doit y aider aussi.
De plus, la guitare non sonorisée et la nonchalance de Max devient presque navrant. Dommage car si le groupe se contentait de jouer un best of de vieux morceaux, cela passerait beaucoup mieux. Mais ce n’est la qu’un avis et la démarche des Cavalera peut s’avérer compréhensible pour les gens pour qui cet album a compté.
Il est temps de regagner nos pénates pour une ultime nuit avant le dernier jour.

 

 

SAMEDI 12 AOUT

 

Et c’est parti pour le dernier jour de festival. Et comme pour l’édition de 2015, on démarre cette journée avec un pionnier du thrash allemand : TANKARD. Comme pour Overkill la veille, le thrash old school a encore de beaux jours devant lui et les vieux groupes en ont encore sous le pied. Surtout en démarrant avec le titre Zombie Attack, ca thrash encore velu dans les chaumières outre rhin. On poursuit avec Morning After, autre titre teuton emblématique.

Cependant, l’appel du black metal sur la petite scène se fait plus fort. Les concerts de VREID sont tellement rares dans nos contrées qu’il était impossible de louper cette performance.
Respectant l’héritage de Windir (tous les membres de Vreid ont fait parti du groupe) et de Valfar (Rip), communément nommé Sognametal, les musiciens nous délivrent un black metal mélodique, froid, mélancolique mais ô combien magnifique. Même en pleine après midi, on s’envole pour les terres glacées norvégiennes.
Privilégiant leur carrière (tout de même 7 albums au compteur) par rapport à celle de Windir, le groupe semble heureux de jouer aujourd’hui et le public le lui rend bien, les cheveux tournent violemment au 1er rang et certains sont vraiment touchés par la beauté de leur musique. Un des meilleurs concerts de tout le festival, sans aucune hésitation.

Pendant que nous patientons pour la séance de dédicaces de Rhapsody, Battle Beast et son Black Ninja se produisent sur la mainstage 1, c’est pas dégueu mais définitivement pas notre tasse de thé.

Le temps d’avaler un bout de pizza avec de la délicieuse hydromel à 11°, retour à la petite scène pour voir la dernière demi heure de DIAMOND HEAD. La aussi c’est un petit événement de pouvoir assister à l’un des concerts des pionniers de la nwobhm et accessoirement le groupe préféré de Lars Ulrich. Il faut dire que Metallica a repris à leur sauce pas mal de chansons de ce groupe, notamment les 4 dernières du show : The Prince, It’s Electric, Helpless et le plus connu Am I Evil ?, repris en chœur par la foule entière. Anthologique.

Une fois de plus, nous restons sur la petite scène afin de pouvoir un groupe qui lui aussi ne tourne pas souvent : MANEGARM. Étant donné l’engouement assez prononcé par beaucoup de monde dans notre entourage, ce concert est plus qu’attendu. Après une recherche très rapide sur le net sur le moment, on constate que le groupe existe depuis plus de 20 ans et compte pas moins de 8 albums. Musicalement, on se rapprocherait d’un Thyrfing ou d’un Falkenbach avec un coté Ensiferum des premiers albums. Voila qui promet grandement. Après une intro digne de la bande originale de la série Vikings, les 4 suédois se dressent tels des guerriers allant au combat.
On peut dire que Épique sera le maître mot de tout ce show fabuleux, privilégiant plutôt les mid tempos avec toujours cette mélodie héroïque et ces chœurs que Jari Maenpaa ne renierait pas. Des chansons comme Sons Of War ou Odin Owns Ye All sont de vrai pépites. Encore une fois le public explose dans tous les sens et les levers de cornes à boire sont légion. Encore une énorme découverte, quel plaisir immense.

Bon, disons le clairement, une des raisons majeures de notre venue au festival cette année est due à la présence de RHAPSODY. L’an dernier, le groupe décide de se reformer comme à l’époque du Line Up classique. Tous accepterons sans hésiter à l’exception d’ Alex Staropoli, le claviériste continuant toujours son aventure avec Rhapsody Of Fire (qui à d’ailleurs sorti un best of de morceaux ré-enregistrés, vous suivez hein ?).
De ce fait, nous avons nos frenchies Patrice Guers (basse) et Dominique Leurquin (guitare), Luca Turilli (Guitare), Alex Holzwarth (batterie) et le fabuleux Fabio Lione au chant. Petite crainte au départ du fait que toutes les (nombreuses) orchestrations seront samplées, très vite dissipées.
Des l’intro Epicus Furor, on sent la pression monter. Et c’est le magnifique Emerald Sword qui soudain joué. Ça pleure, ça chante et ça tourne les cheveux au 1er rang. Et ça va continuer comme ça pendant tout le set. Car c’est un véritable best of de rêve qui sera interprété : Wisdom Of The King, Knightrider Of Doom, Land Of Immortals, Dawn Of Victory, que des morceaux tueurs que votre serviteur connaît par cœur (l’aphonie et les larmes ne sont pas loin).
Ça joue merveilleusement bien et l’alchimie entre les musiciens fait plaisir à voir. Les souvenirs du concert de Toulouse en 2000 à l’ancien bikini avec Stratovarius et Sonata Arctica reviennent. Après le rappel, c’est Rain Of A Thousand Flames (avec le fameux clip kitch à souhaits) et surtout le fameux Lamento Eroico, chanté à cappella par un Fabio Lione à la voix toujours aussi belle. Inoubliable.
Et quand Holy Thunderforce vient nous achever une dernière fois, on remercie 10000 fois les italiens. Ceci restera pour beaucoup de monde le meilleur concert du festival, indiscutablement.

Une fois le choc émotionnel passé, on se dit que SABATON va devoir viser la barre haute, très haute même. Le concert en janvier passé au Bikini étant en demi teinte, c’est sans grande conviction que nous allons assister à la messe militaire des suédois. Nous nous sommes fait tous duper.
Le panzer est en très grande forme. Et c’est un show dantesque auquel nous n’étions préparés qui est en train de se passer. Un tank immense, pratiquement 2 fois plus gros que celui qu’ils prennent en tournée, domine la mainstage entière, avec un canon qui dépasse facilement les 3 mètres.
Et lorsque rugit Ghost Division avec ses pétards qui explosent de partout et toute cette pyrotechnie, on comprend qu’on va assister à du grand spectacle.
Le sublime Art Of War suit de près avec ses samples toujours aussi accrocheurs. Puis c’est une véritable cavalcade de tubes qui s’enchaînent : Attero Dominatus, Carolus Rex, Swedish Pagans, Screaming Eagles (particulièrement apprécié), Panzerkampf ainsi que certaines du dernier album, à savoir Blood Of Bannockburn ou The Last Stand.
Bref une vrai leçon de heavy metal, comme beaucoup parmi d’autres pendant ces 4 jours. Et quoi qu’en disent les détracteurs, Sabaton mérite entièrement sa place dans la cours des grands du heavy metal de ce monde. C’est carré, enjoué, catchy, bourrés de mélodies qui restent en tête.
Et les 4 derniers morceaux en rappel en sont la preuve : Night Witches, Primo Victoria, Shiroyama et To Hell And Back. Que du bonheur. Merci encore à vous.

Une annonce tombée en fin d’après midi nous explique que Bloodbath jouera à 3h30 (bien dégoutté et bien trop tard pour nous), de ce fait, nous allons voir la fin des brésiliennes de NERVOSA.
Toujours autant énervé, le trio de Sao Paulo provoque les derniers pogos sur la petite scène. Il faut dire que le thrash old school donne toujours une grosse envie de headbang, même à 2 heures du matin.
Cependant, la fatigue se ressent fortement au bout de 30 minutes et nous regagnons nos tentes après tous ces fabuleux événements que nous avons vécus.

 

CONCLUSION

 

Comme à son habitude, le festival a encore tenu toutes ses promesses : des groupes survoltés, des passages magnifiques, des découvertes surprenantes, des heures passées avec les copains à se fendre la poire comme il faut, tous les ingrédients nécessaires pour apprécier un max le moment présent.
Et quand on voit que les premières confirmations pour l’an prochain sont Nightwish, Warlock (avec Doro), Gyze, Freedom Call, Van Canto et plein d’autres, il y a encore des chances que nous répondions présent à l’appel.
Hasta Siempre, Leyendas Del Rock.

 

par Romain Reaper

 

Gallerie photos à voir ici : http://www.actumetaltoulouse.fr/photo/leyendas-del-rock-2017-villena-alicante-espagne/

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