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DISTORTION RIDE – Burning Waves of Silence

DISTORTION RIDE – Burning Waves of Silence

SamSam

17 décembre 2020

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DISTORTION RIDE

Burning Waves of Silence

Autoproduction

2020

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Le 13 novembre dernier, sortait Burning Waves of Silence, le premier album du power trio toulousain Distortion Ride. Retour sur cet opus très rock aux accents indéniablement stoner et blues, que j’ai trouvé prometteur.

Quand j’ai commencé cette chronique, j’étais curieux de découvrir l’identité musicale du groupe. Maintenant je vois un peu mieux le topo : je suis aux USA, je porte un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos, et je démarre ma Harley. Rock US, Blues, appelez ça comme vous voulez, mais ce cocktail est explosif.


L’album s’ouvre sur Going Down, dont l’intro me rappelle étrangement Take the power back de Rage Against The Machine. C’est un titre très accrocheur qui met bien en valeur la voix sauvage de Matt, chanteur et guitariste de la formation.

Le second titre, Bringer of Night prend complètement un virage stoner/ psychédélique, les riffs sont lents, lourds et entrecoupés de passages plus calmes, un peu comme si l’on trouvait un refuge en plein milieu d’une tempête de sable. Des sonorités qui me rappellent un peu la musique de Mars Red Sky.

Changement d’ambiance avec Cold, un morceau plus mélodique, qui sonne davantage “sixties” et qui permet à la voix torturée de Matt de s’exprimer au mieux pour nous délivrer toute son émotion.

Avec Burning Waves of Silence, nous voilà partis dans le désert pour un trip progressif de 9min28 sous Peyotl. C’est propre et sauvage en même temps, une sorte de voyage chamanique qui alterne entre moments d’extase et petites douceurs. Serait-ce un côté The Doors? Je crois que ça n’aurait rien de choquant tant Ride Distortion tient à mixer les influences.

On revient à quelque chose de plus lourd et ronronnant avec Gimme One More Beer, morceau où la basse de Maurin Dica est mise en avant.
J’ai apprécié le petit kif reggae roots dans Where the River Ends, qui montre encore une fois le métissage musical des Toulousains. Une chanson progressive qui se termine en solo de guitare endiablé.

Stardust nous catapulte dans l’espace et nous donne une impression de flottaison. 10 minutes d’exploration spatiale sans paroles. Laissez-vous emporter par le flot des instruments et écoutez leur histoire…

La conclusion de cet album se nomme Night of the Black Snow. Une atmosphère inquiétante émane de cette composition, les paroles sont sombres. Pas de doute il ne restera que mort et désolation. Un postulat compréhensible quand on sait que différents événements ont impacté la vie de Matt lors de l’écriture de l’album et que la situation mondiale actuelle n’est pas des plus réjouissante.

La musique a ce fabuleux pouvoir de nous faire ressentir des choses et de nous faire voyager. Avec cet opus, Ride Distortion réussit à nous emmener dans son univers rock teinté de multiples influences. Vivement le prochain album… et le retour des concerts !


Sam

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