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ANGELUS APATRIDA + TRANZAT + ICE COLD SHOT @ L’Usine A Musique : Le Live Report

ANGELUS APATRIDA + TRANZAT + ICE COLD SHOT @ L’Usine A Musique : Le Live Report

Reaper666

4 avril 2019

Pas de commentaire

ICE COLD SHOT, c’est le nom du premier groupe qui ouvre cette soirée Toulousaine du Motocultor Night Fever Tour 2019 ! Et quoi de mieux que de retrouver des petits gars de chez nous pour commencer la castagne ?
Après des dates au Saint des Seins et à la cave à Rock notamment, nos jeunes Toulousains s’apprêtent à déverser toute l’énergie de leur metalcore dans l’Usine à Musique.
Ce n’est jamais facile d’ouvrir une soirée mais dès les premiers morceaux, le public (pas encore en nombre) semble réceptif. Je ne connaissais pas ce groupe mais force est de constater que leurs compositions sont séduisantes. Ce qui m’a frappé c’est l’utilisation assez intense de samples dans leur musique, ce qui personnellement me donne la sensation que le truc est bien léché, genre level ricain à la While She Sleeps (Oui je sais qu’ils sont Britanniques merci).

Toutefois, on distingue quelques influences à la Rise of the Northstar notamment dans certaines paroles « rappées » pendant les breaks. Le plus frappant reste leur clip du titre Pvta Madre qui rappelle fortement l’univers piscine/plage de nos amis d’Alea Jacta Est dans Napalm For Everyone.
Le seul regret pour moi fut de ne pas voir le frontman demander au public de foutre le bordel plus tôt. Mais on lui pardonnera ce semblant de timidité tant le set fut propre au niveau vocal.
Une bonne découverte donc, qui confirme que la scène Toulousaine est diversifiée.


Il faut bien avouer que la venue des 4 compères de TRANZAT n’a pas manqué de me ravir. Découvert un matin d’août à l’occasion de l’édition 2018 du Motocultor, ils avaient eu le mérite de retenir mon attention, tant sur la richesse de leurs morceaux que sur la bonne humeur et le 10ème degré dont le groupe peut se targuer. Décollage imminent dans une dimension parallèle où l’espace temps s’arrête. C’est en tout cas l’impression qui en ressort aux premières sonorités de synthé du prélude, malgré un décor très sobre. On continue avec le morceau très ambitieux « the great disaster » ou du moins la première partie de celui-ci, et si pour vous morceau long égale ennui, ce n’est clairement pas le cas ici. Entre alternance doom/stoner hypnotisant et passages plus pêchus à la heavy, servi par un chant nous rappelant un certain Devin Townsend, il est juste impossible de ne pas être transcender. On se perd avec « Into the woods » où je ne peux pas m’empêcher de penser à « Bewitched » à l’époque doom de Candlemass dès les premiers accords.


Les mecs se donnent à fond et on se marre avec eux avec leurs mimiques et leurs transitions clownesques.
Le morceau « Nothing but dust » où leurs influences prog prennent là tout leur sens, allant crescendo en intensité, où la place est laissé à chaque instrument, y compris la voix qui oscille entre une voix de tête puissante et un grain écorché peu présent mais efficace. On atterrit avec la deuxième partie de « the great disaster » (ben ouais, faut les caler les 17 minutes) et son final hapant. On ressort complètement enivré de ce spectacle grandiose servi par une qualité de jeu extraordinaire et des zicos complètement déjantés avec qui on aimerait bien continuer la soirée. (Laura)



Enfin les thrashers espagnols ANGELUS APATRIDA sont de retour. Après avoir dévasté le Saint des seins avec Havok en 2013 et le Connexion Live en 2015 avec Suicidal Angels, le Tour de la guillotine posé ses valises à L’usine à musique. Pas de fioritures, pas de nuances, c’est le Thrash direct in your face made in Albacete.
D’abord, le son est juste parfait et ultra bien équilibré et puissant et ce dès le début, avec le morceau Sharpen The Guillotine. La salle est bien pleine, un peu plus de 100 personnes présentes, preuve que le Thrash rassemble encore de nos jours.
S’enchaînent ensuite les poutres les plus velus du quartet ibérique, piochant dans toute sa discographie : Immortal, Violent Dawn, Vomitive, Of Men And Tyrants et son refrain monumental ; mais aussi le dernier album avec The Hum, One Of Us ou Downfall Of The Nation. Le Thrash rapide et furieux fait mouche, alternant parties Heavy et solos toujours plus fous les uns que les autres, toujours aussi précis et millimétrés.


Les musicos, même s’ils paraissent fatigués ne se ménagent pas une minute et ne cessent de haranguer la foule en permanence. Comment ne peut on résister à Serpents On Parade ou End Man.
C’est enfin le combo final Give Em War et l’énorme You Are Next que me groupe nous quitte, venant parler avec tout le monde au merch, faisant photos et dédicaces. Quel plaisir immense de les revoir à chaque fois, et on en demandera toujours. (Reaper)

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