Événement

In Flames + Wovenwar + While She Sleeps @ Bordeaux (Rocher de Palmer)
10
Oct
2014

In Flames + Wovenwar + While She Sleeps @ Bordeaux (Rocher de Palmer)

  • Adresse:Bordeaux
  • Lieu:Le Rocher De Palmer
  • Horaires:20h00 – 00h00

in-flames

In Flames : L’ouragan metal In Flames déferle en France pour quatre dates seulement, tenez-vous prêts pour l’événement !

IN FLAMES
[METAL | SUÈDE]

VENDREDI 10 OCTOBRE 2014 / 20:30

PREMIÈRES PARTIES : WHILE SHE SLEEPS / WOVENWAR

Tarif guichet : 30€ / Plein tarif : 28€ / Tarif réduit : 26€
PLACES DEBOUT

Avec plus de 2 millions d’albums vendus à travers le monde et des tournées à guichets fermés, In Flames est l’actuel fer de lance de la mouvance metalcore nord-européenne. Un statut que le groupe suédois s’est forgé depuis plus de 20 ans, assurant des shows toujours plus puissants. Mélodies brutales, vocaux agressifs, refrains accrocheurs, la grosse machine In Flames n’a plus rien à prouver. Entre anciens morceaux comme « The Hive » ou « The Quiet Place » et nouveaux titres extraits du dernier album, le charisme et la réputation du groupe ne sont plus à faire et le public le sait, toujours prêt à se jeter les yeux fermés dans le circle pit !

www.inflames.com
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REPORT:

En ce bel après midi ensoleillé, on quitte les terres toulousaines pour se diriger vers l’Aquitaine et la région Bordelaise, plus exactement à Cenon, sur la rive droite, au Rocher de Palmer. Ce complexe, qui contient 2 salles de concerts, semble un endroit parfait pour faire venir des groupes avec une certaine notoriété : environ 800 personnes feront le déplacement ce soir dans la grande salle d’une capacité de 1200, qui sera donc bien remplie.
Les lumières s’éteignent et le groupe anglais While She Sleeps ouvre la bal. Leur metalcore assez minimaliste et sans aucune originalité semble quand même assez efficace en live et les musiciens ne s’économisent pas une seule minute, surtout leur chanteur Lawrence Taylor, doté d’un certain charisme et qui donne tout ce qu’il a sur scène, jusqu’à se jeter par terre et rouler dans tous les sens. L’assistance, dont l’age moyen frôle plutôt la vingtaine, prend son pied. Un apéro convenable comparé à ce qu’il va suivre.
En effet, le groupe qui suit s’intitule Wovenwar. Pour info, le Line-up contient tous les anciens As I Lay Dying excepté leur chanteur (celui ci se trouve en prison en ce moment pour avoir tenté de commanditer la mort de sa femme). Ces derniers, se sont donc doté d’un nouveau chanteur et on s’attendait à retrouver forcément des morceaux assez bourrins comme pour le groupe précédent. Il n’en est rien.
Musicalement, cela ne décollera jamais malgré une envie certaine, ainsi que des voix claires redondantes et sans âmes, un growl prédominant aurait été somme toute plus logique. Ce seront donc 50 minutes qui sembleront une éternité et on a vraiment hâte que cela s’arrête au bout d’un moment. A oublier vite. Dommage.
Heureusement, les fondamentaux du Death Mélodique made in Sweden (avec Dark Tranquillity et Soilwork) les remplacent rapidement. Avec une carrière qui a prit un virage musical différent ces dernières années ainsi qu’un dernier album, assez commercial et donc très décrié, on s’attendait à un show assez light et plutôt tranquille. On avait tout faux. Des lights sont installés partout sur scène, où le rouge et le bleu domineront tout le set énergique et millimétré donnant un show vraiment unique en son genre.
En effet, le groupe démarre sur les 2 premières chansons de Siren Charms, le dernier rejeton, dont pas moins de 7 titres seront représentés ce soir, soit environ 1/3 de la setlist, le second tiers sur les 2 albums précédents et le dernier tiers sur les vieux dont Cloud Connected, Trigger, le très bon The Quiet Place ou même Resin, tiré de l’ancestral Colony (1999).
Le son est parfait, ni trop fort ni trop faible et d’une clarté fabuleuse. Les musicos, eux, ne sont plus autant vifs qu’auparavant, surtout Anders Frieden qui nous apparaît un brin fatigué mais ne relâchent jamais la pression, c’est le cas de Niclas Engelin, nouveau gratteux après le départ du fondateur Jesper Stromblad.
Même Bjorn Gelotte, avec sa nouvelle coupe hipster, mène la baraque comme un maître, ce dernier ayant pris les rennes de la créativité musicale du groupe et fait preuve d’une maîtrise sur les solos assez considérable.
Un fan durant l’excellent Only For The Weak sera même invité sur scène à filmer tout le monde ainsi que le groupe, un bon moment. Le bourrin Take This Life vient clore les débats d’1h40 de bonne humeur et un concert qui au final a relevé toutes non attentes.

par Romain Reaper