Événement

ENSIFERUM + EX DEO + WIND ROSE @u Metronum
25
Avr
2018

ENSIFERUM + EX DEO + WIND ROSE @u Metronum

  • Adresse:Toulouse
  • Lieu:Le Metronum
  • Horaires:19h00

SPM Prod présente

ENSIFERUM + EX DEO au Metronum le mercredi 25 avril 2018

Encore une belle soirée !

Préventes :
Digitick http://www.digitick.com/ensiferum-path-to-glory-tour-2018-special-guest-ex-deo-le-metronum-toulouse-25-avril-2018-css5-spmprod-pg101-ri5085035.html

 

REPORT : 

Êtes-vous en manque de violence, de rythmes guerriers ou d’instants épiques ? Je ne vous jette pas la pierre car cela peut arriver à tout le monde. Fort heureusement, le remède à vos carences vous sera délivré le 25 avril au Metronum. Les potos de SPM prod sont encore et toujours dans le coup puisqu’ils nous ont dégoté une soirée aux petits oignons avec des saveurs celtiques, des tanins romains et des arômes vikings . Ce soir, c’est Wind Rose, Ex Deo et Ensiferum au menu !

Ce sont les Italiens de WIND ROSE qui lancent les hostilités. Le quintuor joue un metal symphonique aux influences très « Tolkienniques ». En effet la plupart des paroles de leurs compositions tournent autour de l’univers du Seigneur des Anneaux, et en particulier des nains.
Mention spéciale pour les splendides costumes de guerre qui rajoutent au show une belle dimension visuelle.
Le public est très réceptif à la musique bien que ce ne soit qu’une première partie. Quelques joyeux pogos par-ci par-là, l’humeur est à la fête ce soir.

Le chant de Francesco Cavalieri impressionne par sa puissance et peut très bien passer du grave au plus aigu sans difficulté.
Les riffs du guitariste Claudio Falconcini se mêlent à la basse de Cristiano Bertocchi avec une grande fluidité.
Derrière les fûts, Federico Gatti donne une impression de ne jamais vouloir s’arrêter. Enfin, le clavier de Federico Meranda apporte une dimension épique à la musique de Wind Rose.

Au final, on sent que le groupe est rodé et qu’il se sent bien dans son délire, une bonne découverte pour moi. Cependant, après avoir échangé un peu avec le chanteur après le concert, les Italiens ne joueront pas en France cet été et il faudra se déplacer à l’étranger si vous tenez absolument à les voir.

Setlist : Dance of Fire /Fallen Timbers / The Wolves Call /Rebel and Free /The Returning Race/ Drunken Dwarves /To Erebor /The Breed of Durin

 

« Ave Cesar, rosae rosam, et spiritus rex » Ah non, parce que là, j’en ai marre ! Si tous les chemins mènent à Rome alors celui d’ EX DEO passe d’abord par Toulouse. Les Québecois se tiennent devant nous, prêt à nous balancer leur Death Melo aussi lourd qu’un casque de centurion.
Ex Deo vu le jour en 2008, lorsque 4 des membres de Kataklysm décidèrent de s’investir dans ce projet qui tient son inspiration de l’histoire et des légendes de l’empire Romain.
Là aussi les costumes sont splendides, plastrons et lanières de cuir sont de sortie.

Le frontman, Mauricio Iacono, brandit le micro au-dessus sa tête tel un glaive comme pour motiver ses troupes de légionnaires.
Le son est propre et très bien équilibré. Jean-François Dagenais et Stéphane Barbe envoient des riffs destructeurs dès le premier morceau intitulé The Rise Of Hannibal.
Derrière sa batterie on retrouve Olivier Beaudoin qui se fendra d’un joli solo au début du morceau Suavetaurilia.

Quant au public, il n’hésite pas à jumper dans tous les sens, je pourrais même dire que c’est l’orgie dans le pit.
Il y eut même un wall of death Gaulois versus Romains que Mauricio n’a pas manqué de saluer d’un fameux « Tabarnak ! » durant l’excellent The Final War, fallait qu’il le dise…
Au final, le groupe aura joué 9 titres issus de 3 albums différents, pour notre plus grand plaisir.

J’ai beaucoup aimé le jeu de scène des musiciens qui collait bien avec les différentes ambiances que la musique pouvait procurer. Loin de la barbarie, j’ai trouvé qu’une solennité pesante se dégageait de leur son, une solennité guerrière certes mais qui colle bien avec la représentation que je me fais de l’empire Romain.

Setlist : The Rise of Hannibal /I, Caligvla /Pollice Verso (Damnatio ad Bestia) /Suavetaurilia (Intermezzo) /Cato Major: Carthago delenda est! /Ad Victoriam (The Battle of Zama) /The Final War (Battle of Actium) / The Roman / Romulus

Il est désormais temps de troquer nos cuirasses romaines pour des habits en peau d’élan finlandais. On ne présente plus les vikings d’ENSIFERUM, qui ont su nous proposer une musique sans cesse en évolution depuis plus de 20 ans, tout en gardant une identité propre avec des rythmiques galopantes. Bien que les derniers albums puissent en décevoir certains, on ne pourra pas leur reprocher de tenter de renouveler leur répertoire.
Je me souviens de la première fois que je les aie vus, c’était au Bikini en 2012. Ils nous avaient gratifiés d’un très bon show. Les voici de nouveau 6 ans plus tard, bien au chaud dans ce Metronum qui n’attend plus qu’eux !

Dès les premières notes de For Those About To Fight For Metal, les groupies chantent à tue-tête. Classique et prévisible puisque j’en fais partie. Ce titre est issu du dernier opus des Finlandais, Two Paths qui a divisé les critiques. En effet certains fans sont nostalgiques des folles cavalcades que l’on retrouve dans les 4 premiers albums.
C’est justement la chanson Two Paths qui sera jouée, suivie d’Heathen Horde au tempo tranquillou bilou et au chœur très présent. Un petit King Of Storms et on arrive enfin à un titre un peu plus « classique ». Je veux parler de Wanderer. Dès l’intro du sample de flûte, frissons garantis dans toute la salle. Quand Sami Hinkka le bassiste et Markus Toivonen le lead guitariste se mettent à chanter le refrain, je ne peux que les accompagner et me laisser transporter par la magie de l’instant. Je m’imagine tel un vagabond, parcourir les forêts enneigées du pays des mille lacs par moins 8000 degrés.

Le temps de reprendre mes esprits et c’est déjà reparti pour un tour, bienvenue dans la Twilight Tavern. Les vrais le savent, ce titre-là ça secoue un peu mémé. De toute façon tout l’album From Afar est badass. Et vas-y que ça pogotte dans la fosse, et que ça transpire de trop gras, et que tout le monde est content.
Tu crois que t’es tiré d’affaire mon canaillou ? Tout faux, parce que derrière c’est Treacherous Gods et Lai Lai Hei qui te propulsent dans état extrême de jouissance. Et si en plus des petits malins que je ne citerai pas se mettent à faire le désormais célèbre Human Surfboard, alors là…

En ce qui concerne la suite du show, ça se calme un peu mais pas trop avec In My Sword I Trust. Surtout que le batteur Janne Parviainen tient bien la mesure et notre cher Petri Lindroos n’a presque rien perdu de sa voix.
Quel bonheur d’entendre chanter a cappella en finnois les paroles de Tumman Virran Taa puis de The Longest Journey (Heathen Throne, Part II) . Une petite larme de nostalgie coule mais pas trop non plus parce que je suis censé être un viril viking qui a trouvé la Way Of The Warrior.
Un dernier wall of death ? Pourquoi pas sur Into Battle, au moins les paroles sont en accord avec la réalité du terrain. C’est un véritable champ de bataille.

Les membres du groupes se retirent en backstage… c’est déjà la fin…Mais on ne la fait pas au public Toulousain ! Allez hop, du nerf les gars, il nous manque une petite chansonnette au doux nom de Iron. C’est le moment de croiser le fer une dernière fois avec les camarades de concert.
Finalement, la prestation du quatuor se terminera par une reprise des Guns N’ Roses, Sweet Child O’Mine, et ça c’est très rock n’roll  et aussi très habituel pour un groupe qui a l’habitude de reprendre des titres comme Battery de Metallica ou encore Bamboleo des Gipsy Kings !

Du très lourd ce soir pour ce plateau ! Merci à SPM une nouvelle fois pour cette soirée bal costumé, et on a hâte de vous retrouver la saison prochaine !

par Sam Tousard